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Zoom sur VOYAGER DANS L'ASSIETTE 10/6/2020

Géorgie !
Voilà une destination qui a plus que jamais le vent en poupe à l’instar de ses fameux vins oranges en amphores, autrefois réservés à une niche d’œnophiles passionnés, qui font aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises. Sa créativité bouillonnante, sa gastronomie ou son authenticité lui confèrent un charme tout particulier.

Place au Supra
On appelle «Supra» cette manière de recevoir en grand dont chaque géorgien a le secret. La coutume fait partie du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO depuis 2017. Même dans les maisons les plus modestes, les Géorgiens reçoivent avec panache. La table déborde de plats colorés, les coupes sont toujours pleines et l’animation savamment orchestrée par un Tamada ou maître de cérémonie qui, chaque dix minutes, lève son verre, ainsi que tous les convives, avant de le vider d'un trait.  

Goûtez l'authentique cuisine géorgienne
Injustement méconnue, la gastronomie géorgienne repose sur une multitude de plats à base de légumes, de noix, d’estragon, de viandes mijotées en ragoût et de feuilletés fourrés au fromage. Elle est synonyme de caractère, de partage et de générosité. C’est l’identité culturelle du pays que l’on retrouve dans chacun des plats. 

Déguster le fameux vin naturel orange géorgien
C’est enfin l’heure de (re)goûter à ces vins si singuliers que l’on ne trouve qu’en Géorgie. Véritable berceau de la viticulture — les premières traces remontent à plus de 8,000 ans —, le pays compte plus de 500 cépages différents, et dispose d’une technique de vinification uniqueen qvevri (ou kvevri), amphores de terre cuite pouvant atteindre jusqu’à plusieurs tonnes, enfouies sous terre, dans lesquelles le raisin macère en grappes entières durant de longs mois. 

RECETTE

En attendant de déguster la gastronomie géorgienne à Tbilissi lors d’un Supra organisé par Maman, laissez-vous embarquer pour un voyage culinaire autour de l’une des recettes incontournables du pays : le khinkali, véritable petite œuvre d’art !

Le khinkali est un ravioli géorgien qui peut être fourré de différents ingrédients mais le plus souvent avec de la viande. 

INGRÉDIENTS : 6 PERS.
POUR LA PÂTE :
500 g de farine
1 verre d’eau tiède
Sel

POUR LA FARCE :
300 g de bœuf (ou de mouton)
200 g de farine
2 oignons
5 brins de coriandre
5 brins de persil plat
10 cl d’eau
Paprika
Sel, poivre

  • Préparez la pâte : Versez dans le mixeur la farine et le sel et ajoutez progressivement l’eau tiède en procédant par à-coups jusqu’à ce que le mélange se détache des parois.
  • Mettez la pâte sur un plan fariné et travaillez-la pendant 2 min pour qu’elle soit bien homogène puis laissez-la reposer environ 30 min.
  • Préparer la farce : Hachez votre viande, les oignons, la coriandre et le persil, mélangez et assaisonnez de sel, de poivre et de paprika à votre goût.
  • Ajoutez l’eau et versez la préparation dans un hachoir.
  • Étalez la pâte le plus finement possible au rouleau à pâtisserie puis découpez en disques de 15 à 20 cm de diamètre.
  • Placez au centre de chaque disque la farce et repliez en formant une bourse dont la base doit faire environ 6 à 7 cm et une quinzaine de plis.
  • Mouillez légèrement les bords pour bien les coller et formez une petite queue bien fermée pour qu’elle ne s’ouvre pas à la cuisson. 

    Mettez les khinkalis à cuire dans l’eau bouillante pendant environ 7 minutes. Quand ils remontent à la surface, retirez-les précautionneusement avec une écumoire pour ne pas percer les bourses.Il faut manger le khinkali encore fumant, à la main, après l’avoir copieusement arrosé de poivre. On le prend par le kudi, le petit chapeau où convergent tous les plis de la pâte. On le croque à la base afin d’aspirer goulûment le bouillon, en évitant de se brûler la langue. Puis on peut manger le reste.